Ma jeunesse au "Manoir Lac Mercier", chemin Plouffe... par Nicole Roch

Collection Nicole Roch

En 1946, j’avais 7 ans lorsque je suis venue passer le printemps et tout l’été au Manoir Lac Mercier, qui appartenait à ce moment-là à mon oncle et  parrain Pit Pépin, alors propriétaire de l’Hôtel « Le Manoir du Lac » sur le chemin Plouffe.  J’avais contracté une méningite à Montréal au cours de l’hiver et passé deux semaines dans le coma à l’hôpital Ste-Justine.  À ma sortie, le médecin avait prescrit un long repos.  Quoi de mieux que le grand air de Mont-Tremblant pour permettre cette guérison.  J’ai dû reprendre ma troisième année scolaire à mon retour à Montréal au mois de septembre suivant.

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Lors de mon séjour j’ai rencontré les amis(es) de mes cousins, Normand et André Pépin: Ti-Paul Letendre, les Rabellino, frères et soeurs, les Sigouin, et je suis tombée sous le charme de Marc Calvé avec sa tête de petit Saint-Jean-Baptiste aux cheveux blonds et frisés.

Une autre personne qui m’a marquée lors de mon séjour fut le curé Deslauriers

.

Je n’avais jamais rencontré à Montréal un curé revêtu d’overall qui travaillait dans sa serre, les mains sales et pleines de terre et qui y entendait même votre confession.  Je m’y suis rendue quelques fois pour raconter mes péchés en les inventant pour la plupart, juste pour avoir le plaisir de jaser avec lui en le regardant prendre soin de ses fleurs.

Quelques années plus tard, les Pépin (Jeanne Désormeaux-Durand et Pit Pépin) avaient fermé leur hôtel aux touristes au cours de la saison morte et invité tous leurs frères et sœurs Désormeau(x), ainsi que leurs enfants, à venir passer une fin de semaine à l’hôtel.  Nous étions tous partis, en train, de la gare de Bordeaux à Montréal pour passer cette fin de semaine mémorable qui est devenue inoubliable dans les annales de la famille.

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Je suis ensuite revenue souvent, chaque été, avec mes parents pour visiter la famille Pépin ainsi que mes grands-parents qui vivaient, au cours de l’été, dans le petit chalet vert sur le chemin Plouffe, situé juste à l’arrière du chalet de bois rond des Plouffe.

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En hiver, ils habitaient à l’hôtel Manoir Lac Mercier.  Mon grand-père, Eugène Désormeaux, (le père de Jeanne Pépin et de ma mère Juliette Arseneault) est décédé à l’église du Vieux-Village, au cours de la messe, le dimanche de la fête du travail 1950.

J’avais 13 ans lorsque j’ai été requise comme serveuse aux tables du restaurant du Manoir Lac Mercier à l’été 1952 afin d’aider ma cousine, Monique Durand (la fille de Jeanne Désormeau-Durand-Pépin) issue d’un premier mariage de Jeanne.  Je n’ai fait qu’un été mais j’ai aimé rencontrer tous ces gens qui venaient de partout pour un séjour d’une ou deux semaines.  Mais, à mon plus grand regret, on me considérait trop jeune pour participer aux « voyages de fouin » qui faisaient la tournée des différents hôtels du Lac Mercier au cours d’une soirée durant leur séjour touristique.

Collection Nicole Roch
Collection Nicole Roch

Mont-Tremblant a toujours été dans l’ADN des Roch.  Conrad (mon mari) skie à Tremblant depuis l’adolescence et a été patrouilleur du temps d’Ernie McCullough.  Jeunes mariés, grâce à notre ami Brien Benoit, nous avons pu acheter une maison de pièces en construction qu’il avait déniché sur le chemin des Boisés.

Maintenant nous résidons à Mont-Tremblant à l’année et notre fils Francis est devenu propriétaire de deux terrains voisins de notre maison à l’été 2020.  Il a bien l’intention de se retirer ici un jour.

Vive Tremblant!  Vive le Lac Mercier!

Nicole Roch.

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