Les premiers propriétaires autour du lac

 

Avant nous, ils ont marché sur cette terre, ils ont regardé ces montagnes et admiré ce lac…

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Les chapitres de cette page:

Les lots 36 et 37 du rang ll du canton de Grandison  (Est)

Les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton de Clyde (Est)

Les lots 5 à 12 du rang E du canton de Clyde

Les propriétés entre la voie ferrée et le lac, sur la rive est  et nord du lac: Lot 52 canton de Clyde

Les lots 36 et 37 du rang ll du canton de Grandison  (Ouest)

Les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton de Clyde   (Ouest)

La baie du sud-ouest (chemin Harrison)

Le milieu du lac:    Lots 4 et 5 du rang D Canton Clyde

L’ouest  et nord-ouest    Lots 6 et 7 du rang D Canton Clyde


 

Coll. France Grondin

Depuis l’arpentage et la division des cantons dans les comtés de Labelle et Terrebonne dans les années 1871-1883, le petit village de Mont-Tremblant et  l’extrémité sud-est du lac Mercier font partie du  canton de Grandison (comté de Terrebonne).

Pour ce qui est du « lac Sam » ( Mercier) et du « lac au Poisson » (Desmarais), ces lacs  sont localisés dans la « Municipalité de Clyde » (La Conception) (comté Labelle).

BAnQ-Lots-Canton-Clyde-lac-Sam-1889

La municipalité de Mont-Tremblant est créée en avril 1940.

La situation géographique et le développement de l’activité touristique suscitée par le Mont-Tremblant amènent la Municipalité de Mont-Tremblant à intégrer au sein de son territoire, les lots du Canton de Clyde adjacents où se trouvent.le lac Mercier et le lac Desmarais . Les lots des rangs D (à l’ouest) et E (à l’est et au nord du lac) du Canton de Clyde font dorénavant partie de la Municipalité de Mont-Tremblant.

La Municipalité du Canton Clyde changea officiellement de nom en 1946 pour  « Municipalité de La Conception ».

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Des habitants installés dans la région obtiennent des « billets de location » ou par l’octroi de « Lettres Patentes» pour des lots qu’ils veulent acquérir autour du lac Mercier.

L’honorable Honoré Mercier avait réservé plusieurs lots dans la région afin de permettre l’installation du chemin de fer.

En 1892, plusieurs lots avaient également été réservés pour lui et sa famille, ces lots étant pour la plupart, jugés impropres à la culture. Ces lots n’ont donc pas été mis à la disposition des colons.

Après son décès en 1894, c’est Virginie St-Denis, sa veuve, qui détient les lettres patentes du gouvernement pour les lots 34 à 37 du 2e rang dans le comté de Grandison (village de Mont-Tremblant) au sud du lac Mercier.

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Versants Sud et Sud- Est du lac Mercier
Les lots 36 et 37 du 2E rang  du canton de Grandison    (côté Est)

En 1899, Virginie St-Denis vend les lots 36 (67 acres) et 37 (31 acres), ainsi qu’une petite partie du lot 35 du 2e rang du canton de Grandison, à Edouard-Henri Mercier, officier de douanes de Montréal et frère d’ Honoré Mercier. Ces lots sont adjacents au lac Mercier.

 

Lots 35 à 37 2e rang Grandison

Edouard-Henri Mercier devient ainsi propriétaire des lots adjacents au lac Mercier Ce vaste territoire couvre environ le lac dans sa partie sud et sud-est.

Collection SOPABIC …- vers 1918

Un fait intéressant : les Mercier possèdent un îlot rocheux dans le lac Mercier situé dans le prolongement de la ligne de division entre les lots 36 et 37.

Cet îlot devait être plus important à l’époque car il apparait toujours comme « portion de territoire » lors des transmissions de titres de propriétés jusqu’en dans les années 30.

BAnQ-Lac-Mercier-et-ilot-1

Les Mercier construisent un camp à l’extrémité du lot 37 du 2e rang de Grandison à la limite du lot 1 du rang D de Clyde, Cet endroit était la retraite favorite de l’Hon. Honoré Mercier, alors qu’il était premier ministre. Il s’y rendait souvent en compagnie de ses deux fils et de son frère Edouard-Henri.

Son fils Honoré Mercier ll y est photographié en 1895 en compagnie d’amis et de politiciens:

BAnQ-camp de pêche des Mercier-1895

Une Vlla familiale remplacera le camp de pêche des Mercier et la famille d’Edouard-Henri Mercier y passe ses vacances estivales.

« Les Mercier, premiers villégiateurs« 

 

Coll. Nicole Roch
Coll. Nicole Roch
Coll. Nicole Roch

 

Edouard-H. Mercier décède en juin 1905. Après le décès d’Edouard-Henri Mercier, ses deux filles Cécilia et Évelina sont les héritières. Cécilia cède sa part d’héritage à Evelina « Eva » Mercier, qui devient propriétaire de presque tout le territoire adjacent au lac dans sa partie sud-est.

Lorsqu’ Évelina Mercier décède en septembre 1920, ses propriétés sont léguées à son époux, Alfred Beaudoin, ainsi qu’à ses 6 enfants. Les enfants Beaudoin continuent de fréquenter le lac Mercier pendant plusieurs années.

 

Lots 35 à 37 2e rang, (partie Est)

Le lot 37 du 2e rang, côté est, sur lequel a été construite la villa des Mercier, a un nouveau propriétaire le 20 novembre 1926: Victoria Desroches, veuve d’Ulric Surprenant,  en son vivant voiturier de l’État du Massachusetts, acquiert la propriété et la transforme en maison de pension de 12 chambres. La villa devient le « Manoir Lac Mercier« .

Collection Nicole Roch

L’année suivante, le 9 novembre 1927, Victoria Desroches vend la propriété à Edouard Plouffe, hôtelier de Saint-Jérôme. Elle continue toutefois à gérer l’hôtel jusqu’à la fin des années 30.

La famille d’Edouard Plouffe habitait St-Jovite au début du siècle et était propriétaire de plusieurs hôtels dans les Laurentides. Xavier Plouffe, le père d’Edouard, était hôtelier en 1901. Edouard Plouffe, 8e de 14 enfants, prend la relève après le décès de son père en 1910. Lorsqu’il achète le Manoir Lac Mercier, il est déjà propriétaire de l’hôtel près de la gare du Canadien Pacifique à Saint-Jérome depuis 1921, l’hôtel Plouffe.

Un an après le décès de son épouse Ernestine Coupal, il vend le « Manoir Lac Mercier » le 3 octobre 1947 à Joseph «Pit» Pépin et Lionel Vaillancourt. Celui-ci se retire en octobre 1949. Joseph « Pitt » Pépin et son épouse Jeanne Desormeaux administrent l’hôtel jusqu’en novembre 1955.

Coll. Nicole Roch
Coll. Nicole Roch

Ma jeunesse au temps du Manoir Lac Mercier… par Nicole Roch

Le  Manoir Lac Mercier a attiré une clientèle nombreuse jusque dans les années 60, lorsque le Manoir fut détruit par un incendie.

Le nom du « chemin Plouffe » tient son origine de la famille Plouffe, qui ont possédé plusieurs propriétés sur ce chemin près du centre du village.

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BAnQ-sud-du-lac-Mercier-vers-1980

Plusieurs parties du lot 36 et 37 en bordure du lac et le long de la voie ferrée ont été vendues par Évelina «Éva » Mercier à des pionniers. Ils y ont érigé des habitations ainsi que quelques commerces, dont l’Hôtel Mont-Tremblant.

BAnQ-Hôtel Mont-Tremblant et baie de l’est

 

Le terrain derrière l’« Hôtel Mont-Tremblant » a d’abord appartenu à  François Archambault, avant d’être vendu à Marcellin Hallé en 1905. Une maison y est construite. Elle sera plus tard détruite lors de l’incendie de forêt qui aurait ravagé la montagne et l’hôtel en 1923

En juin 1919, la propriété fut achetée par Donalda Renaud, veuve de Wilfrid Guay, également propriétaire de l’hôtel le « Lac Mercier Inn ».  La maison, telle qu’on l’aperçoit aujourd’hui, y est érigée à cette époque.

Dans le but de profiter de l’air de la campagne et sur recommandation de son médecin, Irène Bréard, épouse du bijoutier montréalais Damien Poissant, acquiert la propriété en octobre 1924. Cette maison ancestrale est encore occupée aujourd’hui par les descendants d’Irène et Damien Poissant.

En août 1935, la succession d’Évelina Mercier vend à Irène Bréard et Damien Poissant, la petite parcelle de terrain sur le bord de l’eau et y érigent un petit garage qu’on aperçoit encore aujourd’hui sur la rive sud-est du lac.

 

On peut encore aperçevoir de nos jours certaines des constructions de cette époque.

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Les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton de Clyde: (Est)

En 1892, les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton Clyde, soit tout le secteur sud du lac Mercier adjacent au canton de Grandison, avaient d’abord été réservés pour Honoré Mercier et sa famille, ces lots étant pour la plupart, jugés impropres à la culture. Ces lots n’ont donc pas été mis à la disposition des colons.

En novembre 1896, Virginie St-Denis, devenue veuve de l’Hon. Honoré Mercier, détient du gouvernement du Québec les lettres patentes pour la presque totalité des lots du rang D de Clyde.

Le 3 août1900, les lots 1, 2 et 3 du rang D sont attribués à Bénoni St-Jean, un cultivateur, menuisier et hôtelier du canton de Clyde.

Le 18 juillet 1902, il vend ces trois lots à Jérémie Bonnier dit Laplante, un cultivateur du canton de Clyde. Sur ce vaste territoire, plusieurs bâtisses sont érigées.

Quelques mois plus tard, le 18 novembre 1902, Jérémie Bonnier vend la partie des lots 1, 2 et 3 à l’est du lac à Joseph Cyr, un homme d’affaires de St-Jovite.

Lots 1,2,3 rang D (Est) Clyde

 

Joseph Cyr (veuf de Delphine Trudel) vend ses lots à Donalda Renaud (veuve de Wilfrid Guay) le 14 mai 1917. Le même jour, Donalda revend ces même lots à William Middleton (Pauline Paiement).

C’est le 12 novembre 1918 que Louis Letendre (Éléonore Rochon) devient à son tour propriétaire d’une partie des lots et des bâtiments qui y sont érigés.

-Louis Letendre vend à Joseph Lévi Bougie (Yvonne Touchette) le 7 mars 1922. Entre mars 1922 et février 1930, plusieurs propriétaires possèdent les lots 1, 2 et 3, puis ces lots sont subdivisés.

-William Middleton conservera la partie nord du lot 1.

Le 23 février 1930, Arthur Dauphin, chef de gare, vend le lot 1-2 du rang D à Victoria Desroches, veuve d’Ulric Surprenant,

Victoria Desroches vend le lot 1-2 avec les bâtisses qui y sont érigées à l’hôtelier Edouard Plouffe (Ernestine Coupal). le 10 septembre 1937. Edouard Plouffe devient alors propriétaire de tout le terrain derrière le « Manoir lac Mercier« , dont il est propriétaire depuis 10 ans.


Les lots des versants nord  et nord-est  du lac

Les lots 5 à 12 du rang E du canton de Clyde:

En 1892, ces lots du rang E du canton Clyde, soit le côté Est du lac Mercier,avaient d’abord été réservés par Honoré Mercier pour Lucille et Charles Langelier, des amis des Mercier.

Le 11 novembre 1896, Virginie St-Denis acquiert les lettres patentes pour ces lots, tandis que les lots 1, 2, 3 et 4 du rang E sont attribués, le 24 août  1900, au gendre d’Honoré Mercier et Virginie St-Denis, Lomer Gouin et au frère de Lomer, Ernest Gouin.

En novembre 1903, elle vend les lots à Great Northern Lumber Co. et au marchand provincial de bois Salomon Cole. En 1906, ils sont vendus à A.D.Gall Petroleum & Chemical. En 1910 : la Laurentian Chemical Co., puis en 1932 : la Standard Chemical Co..

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-C’est le 13 janvier 1943 qu’une partie de ce vaste territoire au nord-est du lac (Lots 5 et 6 du rang E) est acheté par le curé Charles-Hector Deslauriers.

-Le lot 5 du rang E est revendu immédiatement à Bertrand Tremblay, administrateur de Montréal. En 1974, le terrain sera vendu à Zotique Richer puis à Valeria Bucovetsky. Ce territoire deviendra plus tard la partie Est du « chemin des Boisés » et le « chemin des Futaies« .

-Le curé Deslauriers vend le lot 6 du rang E le 19 septembre 1974 à Nicole Morin (Joël Yanow). Le couple subdivise le terrain, y trace des chemins et développe le versant nord-est du lac.

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-Le 17 juin 1940, le plus jeune frère du curé Deslauriers, René Deslauriers, à cette époque vendeur à Montréal, achète de Standard Chemical Co., les lots 7, 8 et 9A du rang E du canton de Clyde, soit tout le secteur nord du lac adjacent à la voie ferrée du C.P.R.

Dès 1959, René Deslauriers commence à se départir graduellement de parties des lots du rang E au nord de la voie ferrée. Des parties des lots 8 et 9A du rang E au  nord-ouest du lac sont vendues aux Lagendyk, à Janine Caron et Gérard Caron, descendants d’Euclide Caron, et à Marcel Desjardins, descendant de Joseph Desjardins. Les Lagendyk, Caron et Desjardins développeront ce secteur nord-ouest du lac durant les années 70.

Le chemin desservant ces terrains  s’appelait à l’époque « rue Desjardins». Depuis les années 1990, on le connaitra sous le nom de « l’ Impasse-des-perdrix« . C’est en mai 1986 que le chirurgien orthopédique Dr. Chris Carruthers achète la maison ancestrale que Janine Caron avait érigée en 1973.

Voir  « À chacun sa petite histoire« 

René Deslauriers vend un droit de passage à Nicole Morin-Yanow en octobre 1974 afin pour permettre la construction du « chemin Des Boisés » à travers les lots 7 et 8 du rang E et de desservir les terrains du côté nord-est du lac.

Depuis l’existence de ce chemin, ceux qui possèdent des chalets sur le bord de l’eau peuvent maintenant accéder au chemin en achetant le terrain de l’autre côté de la voie ferré.

En 1973, René Deslauriers cède une partie du lot 9A du rang E à sa fille Claire Deslauriers (Yvon Morel) en 1974, puis une partie du lot 8B du rang E à son autre fille Céline Deslauriers (Richard Moreau) en 1976. En 1989, les portions des lots 7 et 8 du rang E plus haut dans la montagne, sont vendues à des promoteurs immobiliers qui développeront le territoire du « chemin Franc-Nord » et du flanc de la montagne.


Les chalets entre la voie ferrée et le lac, sur la rive est du lac.

-Le 12 novembre 1896, le 25 mars 1897, le 30 octobre 1906 et le 31 décembre 1914, en vertu des lettres patentes qu’elle détient du gouvernement du Québec, Virginie St-Denis, veuve de l’Hon. Honoré Mercier, transfère ses droits de propriété à la Montreal & Western Railway Co., soit toute la partie du terrain sur laquelle est installée la voie ferrée.

Cette bande d’une largeur de 40 pieds de chaque côté du milieu la voie ferrée est l’espace alloué pour le chemin de fer. Les portions excédentaires entre le lac et la voie ferrée non utilisées par la compagnie de chemin de fer, sont dorénavant la propriété de la compagnie et celle-ci dispose du droit de vendre ces portions de terrain.

Le long du lac Mercier, cette bande de terrain dans le canton de Clyde deviendra le lot 52 dans le canton de Clyde.

Collection Pierre McCabe

À partir de 1922, la Montreal & Western Railway Company, propriétaire du lot 52 du rang D et E , se départit graduellement de plusieurs parcelles de terrains qui ne lui sont pas utiles entre la voie ferrée et le lac. C’est alors qu’on voit apparaître de petits chalets construits sur les rives est et nord du lac Mercier.

Des maisons sont construites sur les pointes de terrain qui s’avancent dans le lac. Ces résidences de villégiature sont utilisées durant l’été. Il n’y a pas de route et le transport des matériaux nécessaires à la construction est difficile.

Plusieurs de ces chalets, témoins du passé, ont réussi à conserver leur cachet d’autrefois.

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Les premiers propriétaires sont :

Georges Edouard Ponthieu, originaire de Paris en France, immigre au Canada en 1907. Déjà installé sur la rive ouest juste de l’autre côté du lac, il décide de vendre son petit hôtel, le « Shadinook » le 25 avril 1921.

Moins d’un an plus tard, le 25 février 1922, il achète de la Montreal & Western Railway Co. une grande surface de terrain au niveau du lot 1 du rang D et y a construit cette belle maison dont on peut encore apprécier l’architecture aujourd’hui. En mai de la même année, il achète de William Middleton le terrain de l’autre côté de la voie ferrée, soit la partie nord du lot 1 du rang D.

Coll. Pierre McCabe

Le 24 avril 1946, quelques années après le décès de Georges Ponthieu en 1939, la propriété est achetée par Adélaide Tullet, qui y exploite pendant un certain temps, le petit hôtel « Lake Breeze » et le restaurant « La Savoyarde », avantageusement situés face au village et très appréciés par les touristes de plus en plus nombreux dans la région.

(voir la section:  à chacun sa petite histoire)

C’est le 15 octobre 1957 que l’enseignant Yves Gravel acquiert la propriété et l’occupe pendant plusieurs étés jusqu’à son décès en février 2013.

Coll. Pierre McCabe

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-Tout près de là, le 1er mars 1950, la Montreal & Western Railway Co. vend une petite parcelle de terrain à Joseph Edgar Eaton. Un petit chalet y est érigé au bord de l’eau. La propriété est transférée à son fils Douglas Eaton en 1966. Ses descendants occupent encore aujourd’hui le chalet sur la rive.

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-En  avril 1934, William Bedford Harper, ingénieur civil vivant à Outremont, achète du Montreal & Western Railway, un terrain entre le lac et la voie ferrée formant une pointe dans le lac au niveau des lots 2 et 3 du rang D du canton de Clyde, du côté est du lac. Deux maisons y seront érigées. Décédé en 1956, sa succession conservera la propriété jusqu’en janvier 1976, alors qu’elle est acquise par un administrateur Montréalais, René Bergevin ( Monique Gravel), qui la revent l’année suivante à René Langevin le 21 février 1977.

C’est en face de cette pointe de terrain qu’émerge de l’eau la roche jaune devenue un repère pour les nageurs.

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-Herbert Merrill Farmer, maître dans la construction des ponts et la réparation de locomotives pour le Canadien Pacifique Railway, demeure à Ste-Thérèse.

Le 2 janvier 1934, Herbert M. Farmer achète du Montreal & Western Railway Co., une parcelle de terrain au niveau des lots 4 et 5 du rang E du canton de Clyde.

Wiki-Tree-H.Farmer

Il prend sa retraite en 1934 et construit un chalet au lac Mercier sur cette pointe entre le lac et la voie ferrée face au soleil couchant. Il n’en a pas profité longtemps puis qu’il est décédé en 1939. Ses successeurs conserveront la propriété jusqu’en 1987. On nomme souvent cette pointe « la « Pointe à Farmer».

Les nouveaux propriétaires utilisent encore de nos jours la petite maison cachée sous les arbres, qu’ils appellent « Rustique-les-bains»!


Les chalets entre la voie ferrée et le lac, sur la rive nord du lac.

-André-Raymond Garneau, un superviseur de circulation dans l’est de Montréal, achète une pointe du lot 52 au niveau du lot 6 du rang E dans le canton de Clyde, le 30 décembre 1943. Une jolie petite maison y est bientôt érigée et sera utilisée comme chalet d’été jusqu’au 6 novembre 1972, alors qu’ Edward Sondermeyer, un chimiste de Roxboro en devient propriétaire.

C’est en novembre 1979 que le propriétaire actuel en fait l’acquisition. On peut encore apprécier aujourd’hui le cachet de la petite maison.

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-Un peu plus vers l’ouest, la portion du lot 52 au niveau du lot 7 du rang E est achetée par Jean-Isabel & Nelson Kelly le 3 mars 1941. Deux chalets y sont construits. Les Kelly vendent les chalets à Henri Jarry en juin 1960, qui les revendra bientôt à Roger Lyonnais en 1964.

Les deux propriétés ont été occupées par plusieurs propriétaires depuis. De 1992 à 2000, l’un d’eux fut le Dr. Balfour Mount, ce dévoué urologue qui fut un pionnier des soins palliatifs à Montréal.

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-Joseph Desjardins, a participé à la construction du tronçon de voie ferrée Labelle-Nominingue à la fin du 19e siècle.

(voir la section:  à chacun sa petite histoire)

Peu avant sa retraite, alors résident de Ste-Thérèse, Joseph achète du Montreal & Western Railway Co., le 23 janvier 1937une longue bande de terrain entre la voie ferrée et le lac. Ce terrain faisait partie du lot 7 du rang E du canton de Clyde. Il vendra ensuite deux parcelles de ce terrain à ses fils, Hervé et Ariste car le terrain est assez grand pour y construire deux chalets.

Ariste Desjardins, alors contremaître au C.P.R., construit le chalet rouge sur son terrain. Sa fille Lise achètera plus tard la partie de terrain de son oncle Hervé afin d’avoir une plus grande façade sur le lac. La petite maison rouge connait maintenant de nouveaux propriétaires.

Coll. M-J. Bérer et R. Fortier

La propriété voisine achetée et construite en 1937 par Joseph Desjardins, a un nouveau propriétaire depuis juillet 1969 : Come Valiquette. Il y passe tous ses étés jusqu’à son décès en 2003. Son fils Pierre occupera le chalet jusqu’en 2015.

 


Les lots du Versant ouest du lac

Le territoire sud du lac est située dans le canton de Grandison (lots 35, 36 et 37 du rang ll ), tandis que le reste du côté ouest  est situé dans le canton de Clyde. Ce sont les lots 1 à 8 du rang D.

Les lots 36 et 37 du rang ll du canton de Grandison (côté Sud-Ouest du lac)

Le 17 novembre 1896, Virginie St-Denis, veuve de l’Hon. Honoré Mercier, acquiert du gouvernement du Québec  suivant un octroi qu’elle s’est vue accorder, plusieurs lots du rang ll dans le canton de Grandison. En 1899, elle vend les lots 36 (67 acres) et 37 (31 acres), ainsi qu’une petite partie du lot 35 du 2e rang du canton de Grandison, à Edouard-Henri Mercier, officier de douanes de Montréal et frère d’Honoré Mercier. Ces lots sont adjacents au lac Mercier.

Après le décès d’Edouard-Henri Mercier en juin 1905, ses deux filles Cécilia et Évelina sont les héritières. Cécilia cède sa part d’héritage à Evelina « Eva » Mercier.

Lots 35 à 37 rang 2 (ouest) Grandison

Après le décès d’Edouard-Henri Mercier en juin 1905, ses deux filles Cécilia et Évelina sont les héritières. Cécilia cède sa part d’héritage à Evelina « Eva » Mercier.

BAnQ-sud-du-lac-Mercier-vers-1980

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-Le 19 juin 1917, Evelina Mercier (Alfred Beaudoin) vend à Katherine Melanie Weekes, épouse de John Jennings  Creelman, avocat, trois parcelles de terrain sur les lots 36 et 37 du rang ll, à l’extrémité sud-ouest du lac.

Évelina Mercier décède le 22 août 1920. Sa succession (Alfred Beaudoin et leurs six enfants) vend, le 17 mai 1923,  une grande partie (9.6 acres) des lots 36 et 37 du 2e rang au sud-ouest du lac, puis une autre partie du lot 36 (5 acres) le 13 juillet 1929. Ce vaste terrain s’étend du lac au chemin public (chemin du lac Mercier). Une très belle maison y est érigée

John J. Creelman décède le 29 juin 1949. Sa succession, représentée par sa deuxième épouse Maud Hamilton Baker, vend toutes les parties des lots acquis par J.J. Creelman au fil des années, au Dr. Lucien Piché (Suzanne Denis) le 17 novembre 1961.

Sur la photo qui suit, où on peut apercevoir la maison construite par les Creelman, avant qu’elle ne soit détruite par un incendie dans les années 90, ainsi qu’une cabane de bateaux datant de cette époque.

Lucien Piché décède et le territoire est transmis à son épouse Suzanne Denis en août 1979. Le grand terrain a été divisé afin de permettre que chacun des 10 enfants puisse avoir son terrain sur le lac. Les plans ont dû être révisés suite aux modifications des règlements de zonage de la municipalité. Au décès de leur mère Suzanne le 17 décembre 1993, ce sont les dix enfants de Lucien et Suzanne qui héritent de ce vaste terrain.

Le terrain devient plus tard la propriété d’ une compagnie basée à Montréal. De cette époque subsiste tant bien que mal, la bucolique cabane de bateaux qui sert de perchoir au héron qui visite le lac chaque été.

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-L’extrémité sud du territoire est demeurée la propriété des successeurs d’Évelina Mercier jusqu’en 1988, alors qu’une  autre partie a été conservée par les derniers descendants d’Évelina jusqu’à tout récemment.

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Les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton de Clyde: (côté Ouest du lac)

Carte-rangs-C, D et E-Clyde-1889

En 1892, les lots 1, 2 et 3 du rang D du canton Clyde, soit tout le secteur sud du lac Mercier adjacent au canton de Grandison, avaient d’abord été réservés pour Honoré Mercier et sa famille, ces lots étant pour la plupart, jugés impropres à la culture. Ces lots n’ont donc pas été mis à la disposition des colons.

En novembre 1896, Virginie St-Denis, devenue veuve de l’Hon. Honoré Mercier, détient du gouvernement du Québec les lettres patentes pour la presque totalité des lots du rang D de Clyde.

 Le 3 août1900, les lots 1, 2 et 3 du rang D sont attribués à Bénoni St-Jean, un cultivateur, menuisier et hôtelier du canton de Clyde.

Le 18 juillet 1902, il vend ces trois lots à Jérémie Bonnier dit Laplante, un cultivateur du canton de Clyde. Sur ce vaste territoire, plusieurs bâtisses sont érigées. Quelques mois plus tard, Jérémie Bonnier vend la partie de ces lots à l’est du lac à Joseph Cyr.

En juillet 1903, Jérémie Bonnier vieillit et veut s’assurer d’une rente annuelle.  Il fait don des lots 1, 2 et 3 du côté ouest du lac, au cultivateur de St-Jovite, Joseph Robert. Ce don était accompagné de quelques conditions, dont celle de verser à Jérémie Bonnier une rente annuelle viagère. Jérémie décède le 4 mars 1910.

Joseph Robert devient donc propriétaire des lots 1, 2 et 3 du rang D du côté ouest du lac, où il réside avec ses parents, Isidore ll Robert et Marguerite St-Aubin, originaires de Ste-Anne-des-Plaines. Sur ces lots, y résident également la sœur de Joseph, Marie-Louise Robert et son mari Zéphir ll Bisson.

Le chemin qui mène vers Labelle est nommé « chemin Bisson » (l’actuel ch. du lac Mercier), sans doute en l’honneur de cette famille de pionniers qui y résidaient à cette époque.

C’est le 12 novembre 1921 que Joseph Robert vend les parties du lot 1 à un rentier de Montréal, Pierre-Damien Racine et son épouse Clara Racine, puis une autre partie le 19 septembre 1923 et enfin une autre le 4 mars 1924. Ces parties de lots sont vendues à Alcide Forget, industriel de Saint-Jovite le 6 août 1948.

Ce n’est qu’en avril 1972 que le médecin de Plantagenet, le Dr. Jean De Guise, en devient propriétaire. Une autre partie du lot 1, (lot 1-22), dont Conrad Forget est propriétaire, est vendue à Jean De Guise en avril 1977. La maison construite dans les années 70 est encore occupée de nos jours par la famille De Guise.


La baie du sud-ouest (chemin Harrison)

-De Bénoni St-Jean, un menuisier et cultivateur du canton de Clyde, à Jérémie Bonnier dit Laplante, un cultivateur du canton de Clyde, puis à Joseph Robert, tous les lots de la partie ouest des lots 1, 2 et 3 sont défrichés et cultivés, puis subdivisés.

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-Joseph Robert, maintenant installé au lac Tremblant, décide de se départir des parties de lot 1-24, du lot 2-20, 23, 25 et du lot 3-15, et les vend à Georges Meilleur, un marchand de St-Jovite le 15 septembre 1932.

Celui-ci le vend le même jour à Kenneth Harrison,  qui le vend peu de temps après à un hôtelier, Joseph Greenough le 26 juin 1933.

C’est Joseph Greenough qui érige un hôtel sur le lot 2-20 tout près du ruisseau qui longe le lot 3-15: le « Windermere« .

Joseph Greenough et ses descendants possèdent l’hôtel jusqu’au 9 avril 1946. L’hôtel et tous les bâtiments construits sur cette partie du lot 2 est alors vendu à l’hôtelier Armand Bastien.

Armand Bastien doit se départir de l’hôtel et c’est en juillet 1967 qu’il il vend à Albert Deslauriers qui ne le conserve que peu de temps. Ce sera Monique Cousineau (Me Guy Rouleau) qui en prendra possession.

L’hôtel disparait pour laisser place à une maison privée. Depuis 1979, elle est occupée par le même propriétaire.

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Le 11 février 1910, Charles Williams, gérant, résidant en la ville de New-York, acquiert de Joseph Robert, les parties de lots 2 et 3 du rang D. Un ruisseau important traverse les lots, dont l’eau provient d’un petit lac plus haut dans la montagne (lac Saint-Jean).

De plus, l’ancien chemin public, le « chemin Bisson » (ch. du lac Mercier) qui mène vers Labelle et qui traversait une partie du lot 3, a été relocalisé plus à l’ouest, ce qui rend la propriété particulièrement attrayante.

Charles Williams et son épouse tiennent une maison de pension qu’ils nommeront « Villa des Sapins ». Le couple fréquente Lydie Goyette et la famille Roy, installés sur les lots voisins vers le nord.

Hôtel Pointe du Rocher

BAnQ- « Le Pionnier » 13 août 1908- « Villa des Sapins »

Le 25 mai 1912, Georges Edouard Ponthieu acquiert les parties de lots détenus par Charles Williams.

Georges Edouard Ponthieu, originaire de Paris en France où il travaillait comme chimiste, immigre au Canada en 1907. Il est maintenant installé à Montréal.

Sur le lot 2-1, la petite maison de pension devient un hôtel (boarding house) connu sous le nom « Shadinook ». En plus de la maison principale, plusieurs autres bâtiments prennent place.

BAnQ-Shadinook-vers-1915

Le 25 avril 1921, il vend les parties de lots 2-1 et 3-6 où sont érigés le Shadinook et plusieurs autres bâtiments, à un vendeur de Westmount, Walter Ephraim Harrison (Martha Ann Shaw).

En mai 1924, Walter E. Harrison acquiert de Susie Ida Stanton Silcock et John Stevenson, comptable pour la compagnie de chemin de fer, d’autres parties du lot 2 où des bâtiments sont érigés. Ce lot appartenait auparavant à Georges Ponthieu jusqu’en 1914.

Georges Ponthieu vendra à Walter E. Harrison, les autres parties des lots 2 et 3 en 1930.

En juillet 1932, Walter E. Harrison et Martha Ann Shaw donnent l’hôtel et l’ensemble des lots qu’ils possèdent à leur fils Kenneth Harrison (Audry Mann).

En 1934, Ken traverse une période tumultueuse. En août 1935, les parents de Ken reprennent le patrimoine confié à leur fils 3 ans plus tôt. Walter et Martha sont à nouveau propriétaires de l’hôtel et des terrains où les principaux bâtiments sont érigés. Ils y tiendront une maison de pension jusqu’après la guerre.

En 1935, Kenneth Harrison est très impliqué dans le « Club de ski Mont-Tremblant » qu’il vient de fonder. En 1938, Joe Ryan, en visite à Gray Rocks, survole la montagne de 3200 pieds avec l’avion de Tom Wheeler , accompagné par Lowell Thomas. C’est le début du grand projet de faire de cette montagne un grand centre de villégiature.  Pour Kenneth Harrison, le « Club de ski  Mont-Tremblant »  deviendra sa principale activité à Mont-Tremblant en plus de diriger un hôtel à Ste-Agathe.

Walter et Martha délaissent graduellement la maison de pension et vendent les parties de lots où sont érigés les bâtiments du « Shadinook » à Harold W. Seeney le 5 mars 1946.

Les Harrison auront été hôteliers durant 25 ans. Ils auront inspiré le nom de la rue qui dessert ce secteur: le « Chemin Harrison« .

Après quelques changements de propriétaires, l’ancien « Shadinook », désormais à l’abandon, ainsi qu’une grande partie du territoire, est acheté le 11 mai 1957 par Zionist Organization of Canada.

Le camp de vacances « Kinneret Biluim«  en devient le propriétaire le 6 avril 1984.

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Kenneth Harrison qui avait acquis plusieurs parties des lots 2 et 3 en janvier 1946, va se départir de la plupart de ces parties de terrains jusqu’en 1949.

-Quelques-uns de ces lots à l’ouest du Shadinook, ont été vendus à Saladin Volkman en 1947, puis à William Staniforth, homme d’affaire résidant à Westmount, en décembre 1974.

Sur le lot 2-13, on peut encore admirer la belle propriété en pierre érigée à l’époque.


Le milieu du lac

En 1892, plusieurs lots avaient également été réservés par lettres patentes pour le premier ministre Honoré Mercier et sa famille..

En novembre 1896, Virginie St-Denis, devenue veuve de l’Hon. Honoré Mercier, acquiert du gouvernement du Québec les lettres patentes pour la presque totalité des lots du rang D de Clyde.

Lots 4 et 5 rang D

Les lots 4 et 5 du rang D du canton de Clyde:

Le 19 mai 1897, A-Denis Dury a obtenu la concession des lots 4 et 5, le long du « chemin Bisson«  (ch. du lac Mercier) qui mène vers la « Chute aux Iroquois » (Labelle).

 -Alphonse-Denis Dury et Marie Giroux avaient immigré de France en 1883. En mars 1894, ils achètent un terrain dans le 5e rang du canton de Salaberry (St-Jovite) afin d’y construire une maison. Alphonse Dury est tailleur et le couple ouvre un magasin de vêtements à St-Jovite. Après le décès de son mari en 1904, Marie Giroux s’occupera du magasin avec l’aide de ses fils ; l’un d’eux, Georges Dury, sera maire de St-Jovite de 1929 à 1933.

Le lot 4 (1/2 ouest) et le lot 5 sont bientôt vendus à Jules Lachapelle (Eugénie Trudeau), un marchand général de St-Jovite très impliqué dans le milieu municipal et fervent militant libéral. L’autre moitié du lot 4 (1/2 est) est vendue à Joseph Robert.

 

Élodie « Lydie » Goyette

Le 15 juillet 1901, Lydie Goyette, veuve de Narcisse Robert, achète de Jules Lachapelle, les lots 4 et lot 5 et y fait construire une maison de deux étages sur un promontoire rocheux au bord du lac. Le gendre de Lydie, Louis Roy est architecte et a, sans nul doute, contribué à la construction de la résidence familiale.

La maison du lac Mercier devient le lieu de rassemblement pour la famille, qui vient y passer toutes ses vacances.

 

BAnQ-« La Patrie » – 5 août 1905

Lydie Goyette est originaire de Châteauguay où elle résidait avec son mari et leurs 7 enfants jusqu’au décès de son mari en 1895. Par la suite, elle s’installe à New-York où deux de ses filles, Léontine et Laurenza, s’y trouvent déjà.

Le 11 août 1903, la moitié est du lot 4 est acheté par Louis E. Roy (Laurenza Robert), le gendre de Lydie.

 

Léontine Robert et Arthur O’Meara

Le 23 novembre 1905, elle vend sa propriété à sa fille Léontine Robert (Arthur O’Meara) et ne conserve que la moitié ouest du lot 5.

Léontine Robert a épousé en juillet 1897 le journaliste montréalais du journal « The Gazette » Arthur O’Meara. Le couple a immigré aux États-Unis par la suite, après le décès des deux parents d’Arthur, Patrick O’Meara et Alexina Angers. Patrick O’Meara était assistant greffier pour la ville de Montréal.

Laurenza Robert et Louis E. Roy

Deux mois plus tard, le 8 février 1906, Léontine et Arthur O’Meara vendent à leur tour la maison familiale à Laurenza Robert et Louis E. Roy.

Laurenza Robert a épousé, le 27 décembre 1901 à New-York où elle habitait, un architecte d’origine montréalaise, Louis Eusèbe Roy. Deux de leurs enfants y naissent, Lucien et Théo.

La famille Roy occupe la résidence familiale au lac Mercier lors de leurs vacances estivales et vont l’occuper plus régulièrement lorsqu’ils seront de retour à Montréal en 1909.

En août 2011, Louis Roy se départit de la moitié est du lot 5, de l’autre côté du chemin Bisson. C’est Prosper Maher qui devient propriétaire de cette partie de lot adjacente au rang C (lac Desmarais).

SépaQ-La Caché 1892-Prosper Maher (à gauche)

Eugénie Robert

Durant cette période de la Grande Guerre, les temps sont difficiles. Louis Roy travaille maintenant à Montréal. Lydie Goyette est malade et vient de perdre un de ses fils. À l’été 2016, Eugénie Robert, la plus jeune des filles Robert, devient créancière de la propriété.

Hôtel Pointe du Rocher

Coll. Brien Benoit – Maison de L. Roy 1926

Florina Robert et Paul Vincent Syracuse:

Le 19 octobre 1928, Laurenza Robert et Louis E. Roy vendent la propriété à Paul Vincent Syracuse (Florina Robert).

Paul Vincent est immigrant de Palerme en Italie et travaille comme tailleur à St-Jovite depuis le début du siècle. Florina Robert est la sœur ainée de la famille. Devenue veuve, elle épouse Paul Vincent Syracuse en 1925 à St-Jovite, sous la bénédiction du curé Limoges.

Paul Vincent Syracuse sera « maître de pension » de la villa quelques années encore, jusqu’en 1934.

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C’est l’époque de la crise économique et la situation financière continue d’être difficile. Eugénie Robert et Paul Vincent Syracuse tentent en vain de rembourser les créanciers.

Le 24 décembre 1934, l’immeuble est mis en vente par le shérif à la porte de l’église, lieu fixé pour les ventes aux enchères, et Euclide Dubois, entrepreneur du lac Ouimet est le plus haut enchérisseur.

Euclide Dubois dont les parents proviennent de la région de Ste-Thérèse, a acquis plusieurs lots dans la région entre le lac Ouimet et le lac Mercier. Il exploite un moulin à scie sur un des lots près du chemin qui mène au village. Menuisier et entrepreneur, il participe à la construction de l’église en 1929 et est propriétaire de  » l’Hôtel Villa Bellevue«  au lac Ouimet.

Le 7 mai 1936, son gendre Hector Calvé (Irène Dubois) en devient propriétaire et la maison de pension se transforme en un hôtel d’une vingtaine de chambres qui prend le nom de « Hôtel Pointe du rocher ».

Coll. T. Borduas – Pointe du Rocher

L’hôtel devient un endroit très convoité par de nombreux touristes jusque dans les années 70.

L’Hôtel « Pointe du Rocher » à l’époque de la famille Calvé

Irène Dubois et Hector Calvé exploitent le commerce jusqu’en février 1968. Après quelques changements de propriétaires qui l’ont brièvement exploité, l’hôtel et toutes les parties de lots sont finalement mis en vente en 1974.

Les activités commerciales cessent alors que le 12 juin 1974, le neurochirurgien Dr. Brien Benoit en fait l’acquisition.

L’ancien hôtel est transformé en résidence privée depuis ce temps.

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-Plusieurs autres parties des lots 4 et 5 du rang D ont été vendues à partir de 1914 par Louis E. Roy et par la suite par Hector Calvé à différents propriétaires, et plusieurs résidences ont été érigées sur ces parties de lots.

Quelques-uns de ces acquéreurs ont été: Alfred Ferguson en août 1914, Patrick Verdon (pompier de Montréal) en janvier 1934, Harry Arthur Robinson en juin 1934, William Lazure en septembre 1934, Robert W. Lebeau en juillet 1935, Léopold Dubeault en décembre 1937 et Alberta Charbonneau en janvier 1942.

William Lazure est décédé en 1994 et sa succession a conservé la propriété jusqu’en 2012. On peut encore apercevoir aujourd’hui sur le terrain au bord du lac, une petite cabane de bateaux au fond de la baie. Plus haut, le chalet brun et rouge construit par W. Lazure dans le années 30 a été démoli en 2021 pour laisser place à une nouvelle construction.

La famille Simard a acquis la propriété d’Harry A. Robinson en 1973. Un incendie a détruit la maison et les successeurs de Léonce Simard ont vendu la propriété il y a quelques années.

Yvon De Guise a acheté d’ Hector Calvé, une partie de lot 4 D, puis l’a revendue en 1964 à Madeleine Painchaud-Sénéchal. Les propriétaires actuels en ont fait l’acquisition en 1976.

En 1976, Alberta Charbonneau-Fortier a vendu à Jacqueline Amesse. Jacqueline y a habité jusqu’à son décès il y a quelques années.

C’est dans ce secteur qu’on retrouve les noms de rues « Verdon, Syracuse et Hunter », en mémoire des premiers occupants.

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-Bernhard-Emil Hunter et Paula Oppenlander sont originaires d’Allemagne, puis aux États-Unis. Peu de temps après leur arrivée au Canada en 1912, ils achètent des parties du lot 5 du rang D dans le canton de Clyde et y construisent une maison de pension d’une vingtaine de chambres qui s’appellera la « Laurentian House ».

BAnQ- « Laurentian House » 1939

Leur fils Harry Robert Hunter y demeure après le décès de ses parents en 1923 et 1936. Harry est assistant architecte et transforme la résidence construite par son père en résidence privée. Il y demeure jusqu’à son décès en 1987.

L’emplacement de la « Laurentian House«  en 2021, tel qu’on l’aperçoit aujourd’hui:

Paul Vincent Syracuse a quant à lui vendu la partie du lot 5C du rang D à Ferdinand Carrière, puis Evelyn Allen, employée de la ville de Montréal, a acheté la propriété en 1976.

Marie-Paule Létourneau  a acheté une partie du lot 5 en 1972 et y a construit deux chalets, où elle a résidé presque jusqu’à son décès. Elle était âgée de 102 ans.


Vers l’ouest nord-ouest

Les lots 6 et 7 du rang D du canton de Clyde:

En novembre 1896, Virginie St-Denis, devenue veuve de l’Hon. Honoré Mercier, acquiert du gouvernement du Québec les lettres patentes pour la presque totalité des lots du rang D de Clyde, puis les vend aux cultivateurs de la région. Les lots sont octroyés pour la culture et la coupe de bois.

Le 3 août 1900, l’épouse de Bénoni St-Jean, Delphine St-Jean, obtient la concession des lots 6A et 6B du rang D et obtient les lettres patentes du gouvernement du Québec, le 5 février 1924.

-Le 8 mai 1934, la fille de Delphine et Bénoni, Antoinette St-Jean (Roméo Pilon), hérite du lot 6B du rang D au décès de sa mère Delphine.

Le petit lac à l’extrémité ouest du lot 6 est nommé « lac Saint-Jean » en l’honneur de la famille St-Jean.

Les descendants des St-Jean (Pilon) possédaient encore jusqu’à tout récemment, une grande portion du territoire original du côté ouest du chemin du lac Mercier, tandis que toutes les parties des lots subdivisés entre le chemin et le lac ont connu plusieurs changements de propriétaires depuis.

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L’autre fille de Delphine et Bénoni, Dorothée St-Jean (Aldéric Boivin), devient propriétaire des lots 7 A et 7 B du rang D en vertu de lettres patentes octroyées par le gouvernement du Québec et obtenues le 7 janvier 1927. Le lot 7 est vendu à Jérémie Boivin (Marie Délia Pilon) le 24 mars 1928.

Celui-ci revend les deux parties du lot 7 quelques années plus tard, le 10 août 1935, à l’homme d’affaires Zéphirin Vanchesteing (Mercedes Lafleur).C’est en juin 1972 que le directeur funéraire Roland Vanchesteing (Rachel O’Keefe) et héritier de ses parents maintenant tous deux décédés, vend à Dean Wainwright, un instructeur de ski.

L’homme d’affaires Alain Culis  et son épouse Nicole Gauthier achètent les lots 7A et 7B le 27 juillet 2000 et crée le développement:. « Domaine privilège« .

Le « Domaine Privilège » a acquis récemment le reste du territoire correspondant aux lots primitifs 6 et 7.


Les lots 8 et 9 du rang D du canton de Clyde:

Le 31 mars 1898, Sydonnie Aunais, veuve d’Ernest Aubry fait don à Marie Giroux (Alphonse-Denis Dury), des lots 8 et 9 du rang D, le long du « chemin Bisson«  (ch. du lac Mercier) qui mène vers la « Chute aux Iroquois » (Labelle).

Ce don est fait en guise de remerciement pour les services et bons soins que sa fille, Madame Lerevers, et elle-même ont reçus de la part de Marie.

Les lots 8 et 9 sont destinés à l’exploitation forestière et sont vendus en 1906 au marchand provincial de bois Salomon Cole et exploités par la Great Northern Lumber Company.

Lac Mercier 1963. Collection Stéphane Martin

 


Les femmes propriétaires

Jusque dans les années 60, on constate que le nom des femmes propriétaires de terrains ou de lots n’apparaissent que lorsque leur mari est présent lors d’une transaction ou encore qu’il est décédé.

Les femmes mariées n’étaient pas autorisées à signer des contrats et ne pouvaient donc pas être propriétaires d’un lot ou d’un bâtiment. Elles devaient obtenir l’autorisation écrite de son mari afin de pouvoir signer un contrat.

 

L’autonomie financière des femmes mariées


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